Il y a d’autres facteurs à prendre en compte que le type et la position de l’implant lorsqu’il s’agit de décider d’une augmentation mammaire. Le type de cicatrice dépend du point d’entrée, c’est-à-dire de l’incision pratiquée par le chirurgien plasticien pour poser l’implant. En général, les cicatrices d’une augmentation mammaire ne sont pas aussi visibles que celles d’une abdominoplastie, par exemple. Il s’agit néanmoins de cicatrices. Beaucoup de patients demandent à savoir s’il existe une technique permettant d’effectuer cette intervention sans laisser de cicatrices. On vous répond.
Est-il possible d'avoir une augmentation mammaire sans cicatrice ?
Selon le Dr Hendaoui, une augmentation mammaire sans cicatrice n’existe pas à 100 %. Une augmentation sans cicatrice n’existe pas mais vous pouvez avoir une cicatrice quasi-invisible ou cachée.
Certains se tournent vers le lipofilling des seins (injection de graisse dans les seins) car il s’agit d’une augmentation mammaire (modérée) sans cicatrice, mais il n’est pas possible que l’opération se fasse sans cicatrice si un implant est utilisé. En revanche, des cicatrices presque imperceptibles peuvent être atteintes selon la technique d’introduction (dite voie ou plus simplement point d’entrée) des implants. Voici les trois principales voies possibles, avec leurs avantages et inconvénients.
La voie inframmaire (sous-mammaire)
Le pli inframammaire, qui est le pli situé sous le sein, est le site le plus courant et le plus typique pour une incision. L’écrasante majorité des augmentations mammaires sont réalisées selon cette méthode selon les statistiques à l’échelle internationale.
Pourquoi cette méthode est-elle si appréciée ? Elle fonctionne bien pour les implants en silicone ou en solution saline, réduit les taux de contraction capsulaire et permet au chirurgien d’obtenir le meilleur emplacement pour l’implant, observe le Dr Hendaoui. Dr Hendaoui ajoute que la cicatrice est généralement bien dissimulée sous le sein et qu’elle mesure environ trois centimètres et demi à quatre centimètres de long.
Une des raisons pour lesquelles le Dr Hendaoui utilise cette approche est qu’elle lui permet d’utiliser des implants cohésifs, qui ne peuvent pas être implantés par d’autres procédures, sans compter qu’elle est appropriée à tous les volumes de prothèses.
Toutefois, dans certaines situations, l’incision sous mammaire n’est pas la meilleure option. Par exemple, les femmes qui n’ont pas une forme de poitrine bien définie avec un pli mammaire proéminent n’ont aucun endroit où placer ou dissimuler la cicatrice. De même, les femmes qui subissent une augmentation pour corriger des seins fortement tubéreux ne peuvent pas avoir d’incision inframmaire car elles n’ont pas du tout ce pli.
La voie périaréolaire
L’incision périaréolaire est une solution alternative possible. L’incision est pratiquée en demi-cercle autour de la base de l’aréole, de la position trois heures à la position neuf heures.
Les avantages ? Il y a déjà beaucoup d’irrégularités autour du bord de l’aréole, la cicatrice est donc très bien camouflée ici.
L’inconvénient ? La technique périaréolaire présente un risque plus élevé de perte de sensibilité du mamelon, note le Dr Hendaoui, en particulier si vous utilisez un très gros implant. Par ailleurs, les taux de contracture capsulaire sont également souvent plus élevés en raison de l’augmentation des germes dans la région.
La voie transaxillaire
L’incision dans l’aisselle est connue sous le nom de technique transaxillaire. Il s’agit d’une option typique pour les personnes qui ne souhaitent aucune cicatrice sur leurs seins. Par « sans cicatrice », il est entendu sans laisser de cicatrice sur le sein de la patiente. Au début des années 2000, lorsque les implants salins étaient la norme, cette procédure était très populaire, note le DR Hendaoui (les implants peuvent être introduits par de minuscules incisions plus éloignées du sein, pressés en place, puis remplis puisqu’ils se replient à plat comme un ballon dégonflé).
Les inconvénients ? Cette technique peut rendre plus difficile le positionnement précis des implants par rapport à d’autres approches comme la voie inframammaire (sous le sein). Il peut être plus complexe d’assurer une symétrie parfaite des implants. Par ailleurs, certaines patientes rapportent des douleurs ou une gêne dans la région de l’épaule ou du bras après l’opération, en raison de la proximité avec les muscles et les nerfs axillaires.
En fin de compte, il est important de parler à votre chirurgien de voie et donc la cicatrice, tout en gardant à l’esprit qu’il peut ou non y avoir un impact sur le coût total. Quoi qu’il en soit, tous les chirurgiens insistent sur l’importance d’utiliser des crèmes ou gels cicatricisants pendant les trois à six mois qui suivent l’intervention. N’oubliez pas non plus que les cicatrices peuvent se modifier jusqu’à un an, voire deux ans après l’intervention, tout comme vos seins.



